Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

20/01/2009

Sarkozy, valet de pique ?

sarko chaouch.jpg


On devrait faire plus attention à ce que notre cher Président a pu dire lors des voeux de début d'année...

On s'en tartine pas mal...On a tort !

Ainsi, lors des voeux aux membres des corps diplomatiques, il a affirmé qu'il fallait tendre la main aux pays producteurs de pétrole " afin de leur garantir un niveau moyen et acceptable des cours", qu'il fallait le faire quand les cours étaient au plus bas...

"Car évidemment, quand c'était 150 dollars le baril, les producteurs, et c'est bien normal, nous ont regardés en disant: "ça ne vous gênait pas quand pendant des années vous avez exploité notre pétrole à des taux indigents" ......!!!!!

Ils doivent être contents les rois de pique... (ou de la pique, comme vous voulez), ils ont trouvé leur valet !
Ces rois, vous les connaissez, ce sont les émirs du moyen orient qui lapident les femmes, amputent les voleurs, s'installent sur les Champs Elysées et financent le terrorisme, ce sont les fous de Dieu du Nigéria ou de Libye, les fous du Ché du Vénézuela et tous les fous d 'ailleurs... car le pétrole monte à la tête : Drake l'avait bien compris qui jetait au sol sa casquette pour trouver les premiers puits !

Les pauvres, ils sont ruinés...

Le pétrole à 50 dollars, maradin moukh ! Merda !
L’argent en bourse, nakasch !... O lala, lélé... !

Vite, créons le RMB (revenu minimum du baril) ; cotisons, mondialement, pour qu'ils puissent toujours maintenir leurs pouvoirs moyenâgeux, leurs dépenses fantasques, leur racket sur la chimie et les moteurs de la planète à partir de ressources qui, elles, ne sont pas mondialisées... et en voie de disparition !

Bravo, Sarko, quel sens de la solidarité !

Même Bush, père et fils et Cie pétrolière, n'auraient jamais espéré cela !

(Quand les prix du baril montent les pétroliers gagnent plus, il faut le savoir)

Et notre Président a trouvé cette idée tout seul.... car lui, il n'a pas Elf ou Total derrière, comme beaucoup d'autres... puisque vous me l'affirmez.

Il va finir avec un harem… et un faucon sur le poing...

(il a commencé en choisissant ses taupes modèles et en s’entourant de pas mal de vrais…bons)

29/02/2008

en friche... complètement !

f9369b411a43715682b03456427611e4.jpg


J’ai connu des paysans qui se levaient le matin, très tôt le matin, pleins d’énergie, en pensant : « je vais aller cultiver mon champ pour nourrir le reste des hommes… ! »

Oui, c’est vrai, çà existait !

A ce paysan joyeux, des oligarques très fous, ont dit : « produis plus et moins cher, on va ouvrir les frontières pour que tu puisses vendre ».

Il ne les croyait pas trop et n’a pas vu sa cassette grossir… et il s’assombrit le paysan…

Les intelligents et les gouvernants lui ont dit : « on va tenir compte de ce que produisent les autres et contingenter tes productions ou arracher tes plants contre une petite ristourne, t’inquiète pas… »

Il les a encore moins crû, le triste laboureur, et ce fut toujours pire pour lui : rien dans la cassette, dans la chaussette : rien non plus !

« Pas étonnant tu fais de la m…, change, fais du bon ! ».

Résigné, il a essayé ou est parti, le paysan !

Bien des grandes terres qui, fécondes et soumises s’offraient à lui à l’aube, sont désormais en friche ; la dernière récolte, les derniers plans arrachés y pourrissent.

Le bon peuple ne peut plus payer la viande, ni le lait, ni la farine, ni le pain… il vient s’enquérir auprès des décideurs, managers, donneurs d’ordre… politiques :

-« Qu’est ce que réclament encore nos bouseux ? Faut leur dire qu’il va falloir replanter et vite ! »

-« Non, ce ne sont pas les paysans… d’ailleurs il n’y en a presque plus… »

-« C’est qui ? »

-« C’est le peuple, boss !»

-« Qu’est-ce qu’il a encore…lui aussi ?»

-« Ils n’ont plus de pain… ! »


-« Qu’on leur donne de la brioche… !»

23/02/2008

belle vigneronne...

71a4625ff8fe88b2fdb20143cedf7629.jpg


Beau temps, belles couleurs d’une arrière-saison généreuse, cadeaux visuels de notre Languedoc contrasté !

Allez, je prends mon carnet de croquis, l’appareil de photos et le siège pliant ; je m’en vais croquer cette belle façade vigneronne aperçue l’été dernier !

Coup de barre à la pompe, coup de pompe devant le bar, attend-moi car j’arrive, beauté de pierres et de tuiles !

Je passe le croisement… funérailles ! La maison est toujours là… mais trois énormes poubelles en plastic gris, marron et orange (verre, papier, rebus) ont acquis pignon sur rue à ses pieds ; autant de panneaux solaires en tôle laquée, chafouine, (économie d’énergie) couvrent, obscènes, ses tuiles jadis romaines et moussues…

Peste ! Rangeons crayons et carnet… plus envie ! Je tourne les talons, puis, me ravisant, tel Colombo, je reviens sur mes pas pour prendre un cliché… numérique.

Chez moi, je te retrouve, belle bâtisse au centre de mon écran pixellisé. Fiévreusement je cherche l’outil logiciel qui me permettra d’effacer poubelles et panneaux, morceaux d’un présent hideux et de retrouver, en mémoire cachée, quelques pans d’un passé harmonieux…

Bernique ! Je ne peux disposer que du « correcteur des yeux rouges »…

A la réflexion, je crois qu’on va en avoir de plus en plus besoin… de cet outil-là !